Le rapport 2023 de l’ONUDC le constate : le cannabis est la substance la plus consommée

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carte du monde cannabis

Après avoir épluché le rapport 2023 de l’ONUDC, certains chiffres sautent aux yeux et interpellent. Comme vous l’aurez compris dans le titre, la substance la plus consommée au monde est le cannabis. Dans le rapport, on parle non pas de substance, mais de “drogue”. Ces chiffres, ce rapport, soulèvent beaucoup de questions…

Le rapport parle bien sûr de toutes les drogues (ou presque…), des impacts du marché noir, du développement durable, des effets sociaux, des politiques, etc.

La réflexion de la rédaction face au rapport 2023 de l’Office des Nations Unies Contre la Drogue et le Crime, sur Le Cannabiste.

 

Les chiffres et infos concernant le cannabis

Parlons cannabis, car c’est ce qui nous intéresse en premier lieu. Mais pas seulement, et c’est ce que vous verrez par la suite.

  • Le cannabis est de loin la substance la plus consommée au monde, environ 219 millions de personnes ont fait usage de celui-ci en 2021 (soit 4 % de la population mondiale).

Premières interrogations : comment peut-on nous donner des chiffres comme ça ? Comment peut-on dire que 219 millions de personnes consomment du cannabis ? Que 22 millions de personnes consomment de la cocaïne ? Si vous fumez un joint, prenez un trait, ou gobez un cachet d’ecstasy, est-ce que vous entrerez dans les statistiques ?

consommation cannabis monde

En fait, ce genre de rapports, sous leurs airs très sérieux, studieux, sont quand même à prendre avec des pincettes, du moins pour ce qui concerne certaines informations données.

Donc l’excitation de certains par rapport à ces chiffres a-t-elle un sens ?

Trêve de questions, passons au reste de ces fameuses statistiques.

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  • Il semblerait que le nombre de consommateurs de Marie-Jeanne ait augmenté de 21 % au cours des 10 dernières années.
  • C’est en Amérique du Nord que l’on consomme le plus de cannabis, avec 17,4 % de la population en ayant consommé en 2021.
  • En Afrique, c’est le cannabis qui poserait le plus de problèmes aux personnes étant sous traitement.
  • Les femmes consomment en général moins de cannabis, cela varie suivant les régions du monde. Par exemple, en Amérique c’est 42 %, et en Asie, c’est seulement 9 % de femmes consommatrices.
  • La culture de cannabis a continué d’augmenter en 2021, cependant à une vitesse plus lente qu’en 2020.
  • Les saisies de résine de cannabis ont diminué en 2021 par rapport à 2020, même si elles n’ont jamais été aussi élevées.
  • En 2020, il y a eu un pic de saisies d’herbe, puis en 2021 ce pic est redescendu. Ce pic en 2020 contrastait avec la tendance à la baisse des 10 dernières années (en raison d’un recul marqué en Amérique du Nord).

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Passons maintenant aux “principaux problèmes” :

  • Pendant la pandémie due au COVID-19, les périodes de confinement ont entraîné une hausse de l’usage de cannabis, tant en quantités qu’en fréquence.

Peut-être que c’est la société qui nous rend “malade”, parfois. Plus exactement, comme dirait Rousseau :

“L’homme est naturellement bon, c’est la société qui le déprave”.

  • “Au niveau mondial, une part importante des dommages liés à la drogue sont imputables au cannabis, ce qui tient en partie à la prévalence élevée de son usage : on estime que 41 % des cas de troubles liés à l’usage de drogues dans le monde sont liés à l’usage de cannabis (2019). En 2021, environ 46 % des pays ont déclaré que le cannabis était la première substance responsable de tels troubles, et 34 % que c’était la principale drogue posant problème chez les personnes suivant un traitement.” (Là, c’est juste du copier-coller, car il fallait que vous lisiez mot pour mot cela.)

Temps mort : “une part importante des dommages liés à la drogue sont imputables au cannabis”….

Moui… Dans certains cas peut-être.

Il n’y aurait pas comme un rocher dans l’engrenage ? Après si c’est les experts qui le disent… Mais si on considérait l’alcool comme une drogue ! Cela devrait d’ailleurs être le cas, tout comme le tabac au passage. On en parle des chiffres “à la louche” ? Aller c’est parti. L’alcool : environ 3 millions de morts par an. Le tabac : 8 millions de morts par an.

Mais le tabac et l’alcool sont socialement acceptables. Ils sont considérés comme une drogue quand cela arrange, dirons-nous. Question d’intérêts.

george washington avec du cannabis et napoleon avec du vin
Source lecannabiste.com

Est-ce que nous nous éloignons du sujet ? Pas vraiment. Ces questions se doivent d’être soulevées lorsqu’on lit ce genre de rapport de l’ONUDC.

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  • Autre copier-coller pour ce dernier point : “L’efficacité des cannabinoïdes est avérée pour le traitement de quelques pathologies, mais pour beaucoup d’autres, les preuves de leur efficacité sont limitées. De nombreux pays ont pris des dispositions afin de permettre l’usage médical du cannabis, mais les approches réglementaires suivies à cet égard sont très hétérogènes.”

Les cannabinoïdes couvrent déjà un large éventail de pathologies. Ils sont minutieusement étudiés, et leur efficacité également. Comme pour tout “médicaments”, ça fonctionne pour certains, mais pas pour d’autres.

Le reste du rapport de l’ONUDC

Le reste de ce rapport traite de différents problèmes liés aux drogues, en particulier au marché noir, mais aussi aux usages non médicaux des opioïdes, par exemple, ou encore du cannabis. Le détournement de certains traitements est un problème récurrent et quasiment inévitable.

Ce document rapporte également que l’explosion de l’usage des drogues, les problèmes mondiaux qui entourent les drogues, entravent aux Objectifs de Développement Durable (ODD), tant bien sur la paix, la justice, les droits humains, la santé, l’environnement ainsi que l’égalité. L’ONUDC encourage à ce que les politiques soient revues un peu partout, afin de mettre un terme à ces atteintes. Pour ce qui est du cannabis médical et encadré, elle encourage également à une régulation sérieuse et surveillée de près.

Aussi, les trafics de drogues alimentent une économie illicite, et certains groupes et peuples vulnérables sont les premiers touchés de ces dommages collatéraux. Ils subissent intimidation, violence, etcétéra.

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Il est certain qu’il y a et a toujours eu, depuis bien longtemps, de gros problèmes en ce qui concerne la drogue. Pour ce qui est du cannabis, il faut toujours veiller à en faire une consommation éclairée, dans le meilleur des cas légale et pour un usage thérapeutique. Chaque substance peut apporter son lot de problèmes lorsqu’elle n’est pas bien utilisée.

La légalisation du cannabis au moins à usage médical à travers le monde, serait déjà un grand pas et pourrait aider des millions de personnes, tout en entravant un minimum au marché illicite “sale”.

 

Sources : cannareporter.eu / circ-asso.net / Rapport 2023 de l’ONUDC

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A propos Lea L 36 Articles
Rédactrice en chef du média Le Cannabiste. Je suis passionnée par le pouvoir des plantes depuis de nombreuses années. Curieuse, j'ai bien sûr expérimenté par moi-même le cannabis. Mon but est de partager ma passion et mes connaissances au travers de contenus originaux. Aussi, mon objectif est de décriminaliser cette plante incroyable, qui mérite d'être reconnue pour ses multiples vertus et utilisations.