Ce soir sur M6 : Julien de Botafarm Los Angeles

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Ce soir il faut vous mettre devant la télé, car derrière vous n’y verrez rien. 23h05 Enquête exclusive « Californie : la French Connection du Cannabis » 

Dimanche 21 octobre 2018 – 23h05/00h20 sur M6

En attendant, et parce que vous lisez Le Cannabiste, voici l’histoire de Julien, que nous retrouverons dans cette émission ce soir pour la suite. C’est un article du 3 septembre 2018 initialement baptisé :  » Bordeaux-Los Angeles : Cannabis en col blanc avec Julien de Botafarm « 

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En France, il faisait partie comme beaucoup de jeunes gens, d’une espèce menacée. Julien vivait une passion pour le Cannabis que la prohibition ici, transforme trop souvent en dérive. C’était au quotidien, le risque de se voir estampiller: délinquant, drogué, producteur de drogue et d’être également passible de prison. Aux États-Unis, il produit du Cannabis. Julien habite à Los Angeles où il essaye de relever le défi de cette nouvelle économie. Le métier de Julien: faire pousser du Cannabis en Californie. Le plus possible mais surtout, le mieux possible, avec tendresse et passion depuis plus de 6 ans. Son jardin est encore modeste, mais il cultive désormais sa propre marque, et son Cannabis se vend parmi les plus chers du marché. Il a bâtit son entreprise avec Marley sa compagne et il est en train de parvenir au succès grâce à ses fleurs. Profession: weed farmer, Cannabis en col blanc sur Le Cannabiste.

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#La génèse

Je suis né en France dans la région de Bordeaux, je viens d’un milieu modeste. J’ai eu une enfance très heureuse et des parents qui ont toujours cru en moi. À l’adolescence, comme beaucoup de monde j’ai essayé Le Cannabis. J’étais juste un garçon moyen, un simple apprenti pharmacien qui fumait des joints et mangeait des space-cake. Je traînais régulièrement mes pantalons trop larges et mes cheveux trop longs dans des festival de Reggae et de Ska. Bref, le profil type de nombreux jeunes Français. 

 

« c’était comme si d’un coup mon corps s’était réveillé »

 

Comme beaucoup de monde en France, je fumais du shit dans du tabac. Le jour où un copain m’a fait goûter de l’herbe de Cannabis, c’était comme si d’un coup mon corps s’était réveillé. Alors j’ai décidé que ça en serait fini du marché noir et des produits frelatés, j’ai commencé à produire mon herbe chez moi dans un petit coin de mon appartement. Au début mes parents n’étaient pas très chauds, j’ai dû leur expliquer que ça n’était pas bien dangereux et que ça me ferait faire d’énormes économies. Aujourd’hui quand ils viennent à la maison à L.A. nous plaisantons parfois en nous remémorant des souvenirs de cette époque.

Alors c’est vrai, mon grand-père avait un petit vignoble dans le Saint Émilion, depuis tout jeune je l’ai vu prendre soin de sa vigne et de son jardin avec passion et tendresse. Je crois même qu’à ce niveau là, on peut parler d’amour. Le goût de ce qui pousse était dans ma famille depuis des générations.

 

« On testait les variétés et ont les jugeait à l’aide de fiches d’évaluation » 

 

Pendant plusieurs années j’ai cultivé du Cannabis secrètement pour moi, ma famille et quelques amis proches en France. Je possédais une surface d’un mètre carré seulement. En conséquence de la loi, j’ai toujours refusé d’en vendre à qui que ce soit.  Je me souviens d’une boite que j’avais chez moi, qui avait 10 petits compartiments, chacun contenait une variété différente. Je peux vous dire qu’à chaque fois qu’ils venaient, mes amis savaient qu’ils allaient passer un bon moment. On testait les variétés et ont les jugeait à l’aide de fiches d’évaluation. Je prenais bien soin de noter les arômes et les effets de chaque plante. C’était davantage un travail de sommelier qu’une activité de stoner, même si on a vécu quelques soirées bien embrumées au passage! 

 

Je cultivais de la weed de différentes façons en Indoor sous lampes, j’expérimentais les différentes génétiques, déjà je faisais mes propres croisements et mes sélections. Je testais toutes les nouvelles méthodes de culture. Je me suis toujours méfié de la clandestinité du Cannabis en France. Les petits trafics cachés, les gens chelous et la mauvaise ambiance qui régnait, tout cela était provoqué par l’état de prohibition dans l’hexagone.

Dès que je me suis senti suffisamment qualifié pour le faire, j’ai ouvert mon propre magasin de jardinage indoor. C’était en 2007, et je démarrais une carrière de gérant de growshop à Libournes. Avec le nombre grandissant de cultivateurs de TOMATES en France, les affaires ont bien marché jusqu’en 2014.

 

« je m’imaginais tout juste capable de devenir chauffeur Uber avec mon niveau d’Anglais »

 

Pendant cette période, j’ai fais pas mal de voyages aux États-Unis, c’est là bas que j’ai rencontré une personne extraordinaire qui allait bientôt devenir ma femme: Marley. C’est une perle rare, elle sait toujours me tirer vers le haut, je sais que sans elle je ne serais pas là où je suis. 

Lorsque j’ai finalement décidé de rester dans ce grand pays ça n’a pas été facile au début. Avec mon tempérament latin et mon éducation Frenchie, le choc culturel vis-à-vis du monde Anglo-Saxon ne s’est pas fait sans quelques accrochages. Mais heureusement j’ai toujours pu compter sur Marley pour m’aider avec ce changement. Et lorsque qu’il a fallu chercher du travail, de mon côté je m’imaginais tout juste capable de devenir chauffeur Uber avec mon niveau d’Anglais. Mais pas My Marley, au contraire, elle a cru en moi et elle m’a poussé à aller vers l’industrie du Cannabis. 

 

#Le décollage

Mon premier job a été de tailler les fleurs de Cannabis pour 12$ de l’heure. Je bossais dans un des dispensaires de Venice Beach. Je restais assis à une table, café, ciseaux et des centaines de nouvelles variétés à prendre en main toutes les semaines. C’était le quotidien d’un ouvrier Trimmer, avec toute la frustration d’être surqualifié pour un job vraiment peu passionnant et assez hypnotique.

 

  « … du jour au lendemain je me retrouvais sans travail »

 

Puis de fil en aiguille, après m’être fait quelques contacts, j’ai réussi trouver un remplacement pour un poste de Master Grower chez Sunset Wellness dans la San Fernando Valley. En principe c’était un dispensaire légal, mais il s’est avéré que les gérants n’étaient pas du tout en règle. Évidemment, ils ont fini par disparaître du jour au lendemain sans payer personne. Je venais précisément de récolter une production qui m’aurait rapporté 10 000$ au prix de gros! Hélas, du jour au lendemain je me retrouvais sans travail, sans un rond et il faut bien le dire, assez démoralisé. C’est dans des moments comme ceux-là que Marley était là pour me dire ‘This is america, land of the free home of the brave !’ (* C’est ici l’Amérique, terre des hommes libres, patrie des braves)  en d’autres termes : pas le temps de rêvasser !

Alors j’ai fait ce que tout le monde aurait fait à ma place, j’ai mis à jour mon CV et j’en ai envoyé absolument de partout. Mais sur plus de 300 candidatures, je n’ai reçu qu’une seule réponse. Au téléphone, la personne s’exprimait dans un Français ‘artisanal’ et proposait me rencontrer, alors j’y suis allé.

 

#Le Master Grower de West Hollywood

En fait c’était des Américains d’origine Russe, ils aimaient la France et les Français alors ma candidature les avait attirés. Ils cherchaient un Bud Tender, c’est la version Cannabique du Barman. D’après ce que l’annonce disait, il s’agissait de: tenir le comptoir d’un dispensaire médical de Cannabis. C’était un assez bon job. Il faut bien connaître les variétés de plantes et avoir un minimum la fibre altruiste, mais je me savais taillé et surtout compétent pour un job de Grower et celui là ne m’enchantait pas trop.

J’ai quand même accepté de me rendre à l’entretien, lorsque je suis arrivé on m’a assis devant 8 jarres de fleurs de Cannabis. Il s’agissait d’un blind test d’embauche. J’étais très impressionné et pour tout dire, je n’en menais pas large à ce moment-là. Pour avoir le job, je devais au moins en reconnaître 2, je les ai toutes identifiées une par une.

 

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« j’ai lâché : « Girl Scout Cookies » et là j’ai vu son visage se décomposer »

 

La première jarre cela me disait quelque chose, mais je n’en étais pas sur. J’ai demandé à en sentir une autre. Une fois passé à la seconde: « Jack Herer », les mots étaient passés directement de mon nez ma langue. En voyant la tête que faisait le gérant, j’ai ouvert la jarre suivante: « Gorilla Glue ». Celle-ci était facilement reconnaissable grâce à la structure particulière des calices. Ensuite, je n’ai pas eu besoin d’ouvrir la jarre, je l’avais reconnue d’un simple coup d’oeil. C’était ma préférée: « OG Kush ». A ce moment là j’ai ouvert trois autres jarres, une par une. J’ai enchaîné:  » Bluedream, Cheese, Sour Diesel ».

A ce moment là l’ambiance avait changé, et le visage du manager était passée de goguenard à poker face. Enfin j’ai repris la première jarre, ça n’était pas évident. Cette variété, qui est ensuite devenue très à la mode, venait juste d’arriver à Los Angeles à ce moment-là.

« Je n’en suis pas certain mais celle-ci c’est une Girl Scout Cookies ». Et là j’ai vu son visage se décomposer puis sa mâchoire tomber par terre comme dans un dessin animé !

C’était assez marrant  quand j’y repense, de rester là souriant sereinement tandis que ce pauvre manager qui bafouillait en essayant de garder sa poker face en vain! Il ne s’attendait surement pas à ce genre de résultat de la part d’un Frenchie.

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« La plupart des opérations de culture sont confidentielles voire secrètes »

 

Ils m’ont laissé repartir et m’ont dit qu’ils me contacteraient bientôt. En fait ils ne cherchaient pas vraiment un Budtender, le profil moyen correspond à des gens présentables et accueillants certes, mais pas forcément aussi calés en Cannabis que je ne l’étais. D’ailleurs, si on y pense c’est assez regrettable, car un bon budtender doit connaître les génétiques sur le bout des doigts.

Bref, le lendemain même je visitais un entrepôt en cours d’aménagement qui allait devenir une ferme légale de Cannabis indoor. La plupart des opérations de culture sont confidentielles voire secrètes. Ils ne voulaient surtout pas révéler l’existence de leur projet de production avant d’être sûrs d’avoir trouvé le maître cultivateur adéquat.

 

#Happy Days

L’entrepôt en cours d’aménagement ressemblait plus à un chantier. Comme on pouvait s’y attendre, les gars avaient oublié de planifier l’espace comme il le fallait. Tout était très mal agencé, il m’aura fallu un bout de temps, mais j’ai réussi à les convaincre de recommencer. Flux d’air, homogénéité des climats, chambres de croissance, j’ai dû tout mettre en place pour permettre une production abondante et constante au niveau de la qualité. Pour moi c’était vraiment excitant de laisser s’exprimer mon potentiel à cette échelle. En quelques semaines les premiers clones baignaient dans la lumière de 100 lampes puissantes et la pépinière fabriquait de la verdure en quantité.

Julien de Botafarm avec Frenchy Cannoli le maître Haschichin Français qui vit aussi en Californie

 

Nous faisions essentiellement pousser de la OG Kush. Évidemment, il fallait se tenir à un bon seuil de rentabilité pour permettre à l’exploitation de continuer d’exister. À cette époque on parlait déjà de produire environ 1 gramme de fleur séchée manucurée par Watt. Les exploitants étaient vraiment satisfaits sur tous les points. Je m’en tirais plutôt bien, mais cela restait une exploitation hydroponique de type industriel. Laine de roche, engrais minéraux, temps de floraison hyper serrés et séchage express, il n’y avait pas vraiment la place pour laisser parler la créativité dans ce genre d’exploitation. 

#Trouble Bubble

Au bout d’un certain temps j’ai commencé à m’apercevoir que quelque chose n’allait pas avec mes plantes dans cette salle. Je sais que ça paraît dingue, mais je peux ressentir l’état de santé de mes plantes en rentrant dans une pièce. Puis je n’ai pas tardé à m’apercevoir des raisons de cette sensation. Quelque chose était en train de déformer les tiges et les fleurs, un peu comme un genre de mutation… un truc pas normal.

Alors j’ai cherché, et j’ai trouvé. À proximité des locaux, j’ai mis la main sur tout un stock de produits à base d’hormones de croissance type PGR et sur un dispositif d’aspersion encore humide. Pendant mon absence, les gérants avaient ordonné à un des jardiniers d’asperger les plantes et les fleurs avec un trucs bien crado. Du Paclobutrazol un produit soupçonné de provoquer le cancer du reinAu résultat : des plantes plus compactes des fleurs toutes gonflées aux hormones et un produit encore plus juteux et appétissant quand on raisonne en dollars. Du point vue d’un jardinier mais surtout de celui d’un consommateur: une totale aberration.

 

#Botafarm Genetics

J’ai claqué la porte de ces gens, en me jurant d’être beaucoup plus attentif pour choisir mes partenaires à l’avenir. L’appât du gain et l’absence de règles fédérales font souvent des dégâts en Californie et aux US. Ensuite, plutôt que de m’intéresser aux montagnes d’argent qu’il était possible de gagner avec la Weed ici, j’ai décidé de monter un label de qualité justement! Petit à petit dans mon job précédent j’avais pris pas mal de contacts avec plein de monde dans ce milieu. C’est comme ça qu’avec Marley ma femme, il nous est venu l’idée de créer un collectif autour d’une ferme. Nous avons décidé de cultiver pour un groupe de patients affiliés et c’est comme ça que Botafarm Genetics a vu le jour.

Pour simplifier les choses, chaque dispensaire est relié à un groupe de patients qu’il approvisionne. Les patients nous les connaissons un par un depuis pas mal de temps. Chaque année les patients font renouveler leur autorisation médicale par le gouvernement de Californie, et à partir de ce moment-là ils peuvent figurer dans nos registres. La loi sur le cannabis médical en californie nous autorise à cultiver 6 plantes en floraison et 12 plantes en croissance par patient.

Inévitablement, on s’est retrouvé avec trop de patients pour trop peu d’espace à cultiver. Alors pour l’instant, nous devons assumer de fréquentes ruptures de stock. Mais il faut bien constater que ce schéma est en train de disparaître au profit du nouveau marché récréatif. Au final c’est plutôt dommage, car la légalisation Californienne risque de laisser de côté ceux-là même qui se sont battus pour l’obtenir : je veux bien entendu parler des patients.

 

« une chaîne de TV Française est venue jusqu’ici filmer mon travail« 

 

#Le Menu 

Si vous ne le savez déjà, ma spécialité c’est la OG Kush, c’est une des variétés qui exige le plus de minutie. Je m’en sers toujours comme d’un baromètre afin d’évaluer le niveau de connaissance d’un master grower. Tout le monde peut faire pousser de la Kush. La faire fleurir est une chose, mais atteindre son plein potentiel, en est une toute autre. Depuis des années, je travaille certaines souches dont je garde les pieds mères précieusement.

Voici quelques photos de la production de Cannabis médical Botafarm Genetics. On commence avec la master Yoda Og Kush . Celle-ci sera bientôt célèbre car une chaîne de TV Française est venue jusqu’ici pour filmer mon travail tout récemment! 

 

Un hybride de Cannabis Médical à dominance Indica : La YODA OG KUSH de Botafarm Genetics, saveurs de pin, citron, anis

 

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Voici la Mimosa # 2 de – Botafarm Genetics California – Une structure florale unique, un épais duvet de trichomes. Celle-ci arrive a maturité. Saveurs champagne/vin blanc, orange, crème. Relativement proche de la AK47 de Serious Seeds

 

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Urkel Electric Stupéfiante de beauté, reconnaissable entre toutes

 

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#Bonus : La Cuisine !!!

Comme chacun le sait, le Cannabis excite les papilles, et je dois bien reconnaître que la cuisine me passionne aussi. Patrimoine Français oblige, toutes les bonnes choses sont liées ! Cela reste vrai aux États-Unis où il est possible de partager légalement certaines choses avec le public, comme la bonne cuisine, le bon vin et le bon Cannabis, tant que cela reste avec modération. Car comme mes compatriotes Gaulois, je reste un bon vivant! Alors dès que l’occasion s’est présentée j’ai saisi ma chance et avec l’aide de plusieurs chef de renom de L.A., j’ai organisé mes premiers dîners Cannabiques à Culver city. C’était un vrai show culinaire gastronomique dans la veine de ce que fait Vice avec Bong Appétit. Voilà quelques clichés des petites choses que nous avons pu présenter avec mon équipe.

 

 

#TV? WTF ?

Si si, c’est bien vrai, en principe au mois de Novembre, Botafarm Genetics sera bien une chaîne de TV nationale Française, c’est un Scoop ! 

Plus sérieusement, en France la loi est faite de telle façon qu’elle interdit la liberté d’expression au sujet du Cannabis ce qui à mes yeux est assez discutable. Continuer à considérer le Cannabis comme les autres stupéfiants au même titre que l’héroïne ce n’est pas que ridicule, c’est également irresponsable à mon avis. D’ailleurs les retombées sanitaires et sociales sont désastreuses en l’état des lois. 

Si ce n’était pas pour un journal spécialisé comme Le Cannabiste, où je sais que rien ne sera déformé, je préfère éviter la presse Française par principe. Alors au début, quand on m’a contacté spontanément j’ai dit non. Les histoires de drogue et la grande parano médiatique Française, je n’en voulais pas plus chez moi, que d’interview biaisée ou que de petits montages sournois. Puis j’ai écouté ce qu’ils avaient à me dire, et j’ai décidé de leur donner une chance. Au final ça s’est très bien passé.

À cette occasion que je me suis aperçu qu’un certain nombre de préoccupations sont devenues plus réalistes en France. Nous avons parlé production, qualité, ventes et commerce du Cannabis. Mais également d’usage thérapeutique et de réglementation. Bref, nous avons parlé d’à peu près tous les sujets autour du Cannabis nouvelle génération. Finis les clichés du punk à chiens, place à l’information et à l’éducation !

 

« La légalisation du Cannabis est un instrument clé de la paix sociale en France »

 

J’avoue que ça fait du bien de changer un peu d’angle au sujet de cette formidable plante. Je trouve qu’en France la plupart des débats sont malhonnêtes à ce sujet, la volonté de désinformation est souvent flagrante. J’adore le Cannabis même si je sais qu’en tant que substance active elle peut aussi se révéler dangereuse. C’est exactement pour ces raisons là qu’il faut strictement contrôler la vente et la traçabilité du Cannabis. La légalisation du Cannabis et non pas sa dépénalisation, c’est un instrument clé de la paix sociale en France, c’est à ce seul prix qu’une société apaisée pourra se retrouver, une fois la prohibition enterrée.

 

 

#Toujours en Bleu ?

On me demande souvent si un jour, Marley et moi retournerions vivre en France. Honnêtement rien n’est impossible, j’adore mon pays et je ne l’ai j’ai jamais fui malgré ses lois liberticides sur le Cannabis. Mais j’ai décidé de rester ici pour un certain nombre de raisons. La première c’est de vivre ici aux côtés de celle qui m’aime comme personne n’a jamais su le faire. Si Marley me demandait de l’accompagner au bout du monde, je la suivrais. Même si je reste toujours l’héritier d’une terre, d’un goût et d’un savoir faire, il faudra quand même que la loi change pour que je puisse revenir. Mais je garde tout de même bon espoir qu’un jour cela arrive …

Mes aïeux cultivaient le raisin pour le vin, mais aujourd’hui tout le monde sait que l’excès d’alcool tue et que le Cannabis avec modération peut soigner. Mon métier avec Botafarm c’est de prendre soin du Cannabis, d’éduquer et de partager mes expériences avec tous ceux veulent qui l’entendre.

Passionément: Julien.

 

Botafarm Genetics sur :

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— – Interview réalisée en ligne en Août 2018 – Jean-pierre Ceccaldi pour The Blinc Group – Le Cannabiste 2018 Tous droits réservés –

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A propos jean-pierre 185 Articles
Fondateur et rédacteur en chef du site : LeCannabiste.com. Je suis un journaliste blogger spécialisé dans le domaine du Cannabis. J'ai été choisi par un incubateur de Cannabusiness New Yorkais pour devenir leur consultant permanent en matière de Cannabis. Je publie de nombreux articles interviews et essais en langue Anglaise ainsi que pour la presse Française et l'industrie du Cannabis en général.