Stormrock Drop de Noel

Cannabis médical : les agents UK dans le brouillard

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Cannabis médical : sept ans après sa légalisation au Royaume-Uni, les policiers semblent toujours coincés à la case départ. Une étude édifiante révèle que la majorité d’entre eux ignorent tout simplement que des prescriptions légales existent… Résultat ? Des patients stigmatisés, des médicaments confisqués, et une confiance déjà fragile qui s’effrite encore. Le tout, sur fond de malentendus, de caméras-piétons et de règlements flous.

Quand la police confond médicament et stupéfiant

Entre méconnaissance de la loi, clichés poussiéreux et amalgame persistant entre usagers récréatifs et patients sous ordonnance, le constat est sans appel : les forces de l’ordre britanniques patinent sévèrement sur le sujet. Et ce n’est pas une question de mauvaise volonté, mais plutôt un sérieux problème de formation… ou d’absence totale de celle-ci.

L’image erronée du « cannabis user »

Imaginez : vous êtes policier au Royaume-Uni. On vous parle de « cannabis », et vous pensez immédiatement à « odeur forte », « jeune drogué », ou « baghead » (un petit sobriquet charmant pour les usagers de drogues dures, souvent associé à l’héroïne). Pas exactement l’image d’un patient en traitement, n’est-ce pas ?

C’est précisément ce qu’a mis en lumière une étude menée par Liverpool John Moores University. En formant 94 jeunes recrues d’une force de police britannique, les chercheurs ont découvert que 88 % des agents ignoraient tout ou presque sur le cannabis médical, pourtant légalisé sur ordonnance depuis… longtemps. Très longtemps.

Avant la formation, les réponses des agents sur ce que leur évoquait le mot « consommateur de cannabis » ressemblaient à un inventaire de clichés : « odeur » (34 fois), « addict » (23 fois), « jeune » (15 fois). Et le plus savoureux ? Le mot « prescription » n’a été cité par personne.

L’ignorance flagrante des prescriptions légales

cbdpaschere Le Chill sous le sapin

Mais le plus gênant, ce n’est pas l’imaginaire collectif des forces de l’ordre. C’est leur vision du droit. Interrogés sur la législation, 73 % ont simplement répondu que le cannabis était illégal, sans la moindre nuance pour les usages médicaux. Et lorsqu’on leur demande s’il est possible de posséder légalement du cannabis, seuls 33 % mentionnent la prescription médicale.

La cerise sur le gâteau ? Certains agents croyaient dur comme fer que seules « quatre personnes au Royaume-Uni » avaient une ordonnance… alors qu’on parle de près de 45 000 patients.

Un choc pour eux. Et un risque réel pour ceux qui, malgré une prescription parfaitement légale, se retrouvent contrôlés, fouillés, et parfois même délestés de leur traitement.

Une formation qui change (presque) tout

Formation police UK et cannabis médical

Une bouffée d’air frais dans le brouillard ambiant : une simple session de trois heures a suffi à éveiller les consciences. C’est dire le niveau de départ… Mais si ce premier pas semble encourageant, il révèle aussi un autre problème plus profond : la rigidité des structures hiérarchiques et l’inertie administrative, qui freinent toute évolution durable.

Des progrès… mais encore des freins internes

Heureusement, il y a un petit rayon de soleil au milieu du brouillard légal : une formation de trois heures, dispensée aux jeunes policiers, a permis un sacré changement de perception.

Après cette séance express, 67 % des agents ont affirmé mieux connaître le cannabis médical, contre seulement 10 % avant. Les mots « médical » et « prescription » ont soudain fait irruption dans leur vocabulaire. Et l’infâme « baghead » ? Disparu du radar. On progresse.

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Petit florilège de prises de conscience :

  • “Je ne savais pas que tant de gens l’utilisaient légalement.”
  • “Certains patients en ont vraiment besoin.”
  • “Ça m’a ouvert les yeux sur leurs galères.”

Mais tout n’est pas rose : 42 % des policiers ont déclaré vouloir adapter leurs pratiques, quand 47 % ont affirmé qu’ils ne changeraient rien. L’un d’eux écrit même noir sur blanc : “Prescrit ou pas, c’est illégal jusqu’à preuve du contraire.”

Et ce n’est pas tout. Beaucoup déplorent un manque de clarté venant du sommet, avec des remarques du genre “Les supérieurs devraient aussi suivre cette formation” ou “Faut informer la hiérarchie, là.”

Avant / Après formation… ça donne quoi ?

ThèmeAvant formationAprès formation
Connaissance du cannabis médical10 % se sentent informés67 % se sentent bien informés
Mention du mot « prescription »0 fois19 fois
Usage du terme « baghead »10 fois0 fois
Prise en compte des patientsTrès faibleEn nette amélioration

Entre stress, stigmatisation et insécurité juridique

Police britannique

Si vous pensiez que le pire était derrière, détrompez-vous. L’incompétence sur le cannabis médical et le manque de formation ont des conséquences très concrètes pour les patients.

Prenons cette mère de famille : traitée au cannabis médical pour ses crises d’épilepsie, elle est signalée aux services sociaux par la police. Oui, vous avez bien lu. Il a fallu que la clinique où elle est suivie intervienne pour éviter une catastrophe… et rappeler au passage que sa médication est parfaitement légale. Entre-temps, la patiente a frôlé l’effondrement, alors qu’elle avait justement retrouvé de l’autonomie grâce au traitement.

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Autre cas : un festivalier avec ordonnance s’est vu refuser l’entrée à un événement, sommant de repartir sans son traitement. Un conseil avisé, certes, sauf que cela l’aurait privé de sa dose réglementaire. Le fun sans le fond.

Et pour les usagers en fauteuil roulant ? Le stress permanent d’un contrôle imprévisible. Sans parler des personnes noires, qui redoutent d’être doublement ciblées par les préjugés ; racisme ordinaire + cannabis = combo explosif.

Cerise (moisie) sur le gâteau : des policiers admettent être poussés à confisquer malgré une ordonnance, de peur que leur comportement soit mal noté sur les caméras-piétons. Et pour la conduite, même topo : prescription ou pas, la plupart disent qu’ils testeraient quand même les conducteurs. Juste “au cas où”.

Au final ? Une chose est claire : le Royaume-Uni a légalisé le cannabis médical sans vraiment préparer ses forces de l’ordre à cette révolution thérapeutique. Et sept ans plus tard, on patauge toujours. Ce n’est pas faute d’avoir des circulaires du Home Office… datant de 2018. Oui, 2018.

Alors qu’on parle de respect des droits, d’accès aux soins, et de confiance envers les autorités, on comprend mieux pourquoi certaines voix demandent aujourd’hui une réforme en profondeur de la formation policière. Parce qu’un joint légal qui finit en garde à vue, c’est pas vraiment une réussite administrative.

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