Libérez Mami Cannabis #PasDePrisonPourDuCannabis

Fernanda de la Figuera la ‘abuela de la marihuana’ est une résidente de Malaga tout au sud de Espagne. Résistante à la prohibition du Cannabis, elle cultive un goût très féminin pour la liberté, le bien être et le droit à disposer de son propre corps depuis toujours.

Pour ces raisons et à cause d’un peu d’herbe Fernanda risque la semaine prochaine pas moins de 4 ans de prison. C’est l’occasion pour Le Cannabiste de lancer avec vous le Hashtag #PasDePrisonPourDuCannabis. Rébellion.

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Dans le petit monde du Cannabis il y a les discrets, ceux que l’on remarque et celles qui font tellement de bruit qu’on ne peut pas les éviter. Oui le militantisme Européen du Cannabis c’est une grande famille un peu dysfonctionnelle, on pourrait même pour plaisanter un peu, parler des 7 familles.

  • Les Francophones
  • Les Germanophones
  • Les Anglophones
  • Les Italophones
  • Les Hispanophones
  • Les Scandinaves
  • Les Balkaniques (NDLR: Non il n’est pas question du Maire de Levallois Perret)

Dans la famille des Hispanophones, je voudrais la Grand-mère.

Images Fernanda de la Figuera @ FB – Marihuanatelevision.tv


#Fernanda life matter
Mami Cannabis est une militante très bien entourée. A 73 ans, Fernanda qui consomme quotidiennement du Cannabis pour selon elle  » Conserver une santé robuste  » avait même décidé de fonder son propre Cannabis Social Club, le ‘Marías X María‘.

 

 

 » Je dis toujours que chaque personne doit trouver sa propre façon de vivre. Et pour moi, quand j’ai trouvé de la marijuana, c’était fini. Malgré tous mes problèmes juridiques, la marijuana m’a donné beaucoup de plaisir dans ma vie.  » Fernanda de la Figuera – Source SF Evergreen

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L’activisme du Cannabis pour Fernanda ça n’est pas une histoire neuve, cela fait aujourd’hui 46 ans qu’elle lutte pour réclamer la liberté de planter et de consommer Cannabis pour toutes et tous.

  • 1995 Procès pour culture illégale / Premier acquittement de l’histoire du pays
  • Fondatrice du ARSECA Asociación Ramón Santos de Estudios sobre el Cannabis de Andalucía en 1996 – 
  • 2002 Co-fondatrice du Cannabis Party de Valence et de la Fédération des Associations Cannabiques Espagnoles 
  • Représentante officielle pour l’ENCOD en Espagne
  • Fondatrice du club Marías X María

 

Fernanda De la Figuera aux côtés de Richard branson et Ben Dronkers au Hash Museum d’Amsterdam – Image Cannabis Culture Awards – Tous droits réservés

#Club Interdit

En Espagne pour les amateurs de la belle verte, un flou juridique une espèce de ‘trou dans la loi’ permet aux citoyens de se regrouper en association pour cultiver et fumer du Cannabis dans des lieux bien spécifiques, sans être inquiétés. Ces associations, se nomment les ‘Cannabis Social Clubs’.

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Or les modalités du fonctionnement des associations Cannabiques sont ouvertement questionnées par les autorités judiciaires. A Malaga en particulier, elles n’ont de cesse de les harceler et sont parvenues à les faire disparaître progressivement.

Cela a été un peu plus tard le cas du Zen club, un club d’amateurs de cigares et de weed, près du port de Malaga, régulièrement perquisitionné par la police. Laissant la voie libre à un marché noir endémique.

 

La ville de Malaga – Image Pixabay

#Malaga

Pour parler de ce petit coin de paradis, nous avons échangé avec M. ce Français de 45 ans a vécu et travaillé plusieurs années à Malaga, M. est un Cannabiste de longue date. Voici son témoignage.

 

 » A Malaga il te faut 10 minutes pour trouver un bout de shit à peu près n’importe où en ville. C’est assez déconcertant.

Au bout d’une semaine j’avais le choix entre 3 livreurs à domicile qui vendaient des savonnettes de haschich entre 180 et 250€ . La plupart des étudiants pour se faire un peu de maille, les mômes répondaient à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, dans les minutes tu recevais tes 100 grammes directement dans ton salon. Avec le sourire et souvent un peu d’herbe en cadeau.

Malaga est une des principales portes d’entrée du shit en Europe. Depuis la jetée tu vois le Maroc, alors entre micro trafic en jet ski et gros convoyeurs étrangers, la marchandise est partout. Tu ne la vois pas sans arrêt mais tu le sais. C’est obscène et silencieux mais des tonnes et des tonnes de shit passent par cette ville, chaque jour.

Au niveau des résidents, à mon avis c’est sans doute un des endroits les moins recommandables d’Europe. La plupart des truands et ex-condamnés de tous poils vont finir leur jours dans cette zone. Du pédophile reconnu au braqueur repenti. Tous les retraités résidents en Andalousie n’étaient pas uniquement gérants de superette, il suffit de lire la presse.

A Malaga si vous avez de l’argent vous ne risquez pratiquement aucun ennui. Surtout si vous connaissez des politiciens locaux. Des affaires de corruption font régulièrement la une des journaux. C’est une micro-société très libérale qui m’a fait penser un peu au Brésil.

Dans les rues, la misère des habitants locaux côtoie souvent l’opulence ostentatoire des touristes étrangers qui viennent y vivre, derrière leurs murs de verre climatisés, 6 mois par an.

Par rapport au reste de l’Europe, il suffit de se rendre dans un dispensaire médical d’état pour s’apercevoir qu’on est bien sur une autre planète … la planète Malaga.  »

M. entrepreneur Français ancien résident à Malaga pour Le Cannabiste

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#Marías X María

De retour à Fernanda, c’est un souvenir qui date d’avant 2010 à Malaga, le petit social club fondé par Fernanda était parmi les pionniers en Andalousie. A l’époque il n’avait pas tardé à se faire un nom et des gens tout à fait respectables s’y rendaient pour échanger sur la culture interdite.

 

La Grand-mère Marijuana, qui cultivait du Cannabis

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Le club Marías X María comptait au final près de 200 membres, pour la plupart des seniors, essentiellement des femmes.

 » Les responsables du club étaient absolument féministes, convaincus de changer la société. Sans compter que la plante de marijuana est une femme. Les femmes ont ainsi une certaine relation avec la plante. e visage de l’activisme de la marijuana a toujours été très masculin en Espagne.  » Fernanda de la Figuera – Source SF Evergreen

Jusqu’à ce beau matin de Juillet 2010 où la guardia civil assistée de brigade des stupéfiants ne finisse par mettre un terme à l’expérience sociale libertaire de grand-mère Fernanda.

#MarchaVerdePorFernanda

Mercredi prochain le 30 Octobre dans exactement 7 jours, si vous vous trouvez en Andalousie, une marche de soutien à Fernanda est organisée à 9 heures du matin le jour de son procès. La septuagénaire risque jusqu’à 4 ans de prison ferme pour la culture et la vente de Cannabis.

Plus d’informations sur la manifestation de soutien à Fernanda sur ces liens

Capture d’écran Cannabis Info – Tous droits réservés

#Reprenons

Progressivement, Les médecins Français à l’instar de leurs homologues étrangers, sont bien obligés de reconnaître que la plante de Cannabis et en particulier ses fleurs sont un médicament.

 

A partir de là, si le Cannabis est un médicament alors sa prohibition devient-elle le crime ?

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C’est pourquoi la rédaction du journal Le Cannabiste tenait à lancer avec vous le hashtag #PasDePrisonPourDuCannabis en solidarité avec nos amis Américains, Anglais, Espagnols et du monde entier contre la persécution des consommateurs et des cultivateurs de Cannabis.

#PasDePrisonPourDuCannabis

 

Ce Hashtag vient à la rencontre des Hashtags #BastaYaDePresasPorCannabis et #NomoreCannabisPrisoners. Un pour tous, tous pour elle !

 

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Sources : Infocannabis /// Cannabis Culture Awards ///  SF Evergreen /// 

– Jean-pierre Ceccaldi pour The Blinc Group – Le Cannabiste 2018 Tous droits réservés –

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A propos jean-pierre 441 Articles
Fondateur et rédacteur en chef du site : LeCannabiste.com. Je suis un journaliste blogger spécialisé dans le domaine du Cannabis. J'ai été choisi par un incubateur de Cannabusiness New Yorkais pour devenir leur consultant permanent en matière de Cannabis. Je publie de nombreux articles interviews et essais en langue Anglaise ainsi que pour la presse Française et l'industrie du Cannabis en général.