Relaxe Historique d’un Usager de CBD au Volant en France !

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conducteur au volant consommateur CBD

Dans un verdict qui pourrait résonner longtemps dans les annales juridiques françaises, la Cour d’Appel de Rennes a récemment relaxé un commerçant breton, accusé de conduite sous influence après la consommation de CBD.

Cette décision, centrée sur l’absence d’intentionnalité malgré la présence de THC, est un pas en avant significatif vers la reconnaissance des droits des consommateurs de CBD.

L’Union Des Professionnels Du CBD (UPCBD) a accueilli avec enthousiasme cette nouvelle, voyant dans ce jugement un espoir pour une meilleure distinction légale entre CBD et THC.

Ce cas soulève des questions cruciales sur la législation entourant le CBD au volant, et notamment la révision des seuils de THC au volant en France !

Un brin de justice, sur Le Cannabiste !

Le Contexte du Jugement

La Cour d’Appel de Rennes a pris une décision marquante en relaxant définitivement un commerçant de Pont-l’Abbé en Bretagne, condamné en première instance pour conduite sous l’influence de stupéfiants. Cette décision, devenue irrévocable faute d’appel du parquet général, est saluée comme une première par la communauté des professionnels du CBD.

Selon Me Arnaud Bernard, avocat du prévenu, le tribunal a jugé que pour qu’il y ait délit, l’intention de consommer des stupéfiants doit être prouvée, ce qui n’était pas le cas ici.

Paul Maclean, président de l’UPCBD, voit dans ce jugement un potentiel de jurisprudence. La cour s’est concentrée sur l’intentionnalité plutôt que sur la simple présence de THC dans le sang, contrairement à une précédente décision en cassation qui considérait cette présence comme suffisante pour établir une faute.

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La défense a mis en avant l’utilisation exclusive de produits à base de CBD par le prévenu, étayée par des analyses sanguines montrant seulement des métabolites inactifs du cannabis, ainsi que des factures et témoignages confirmant ses achats réguliers de CBD.

Cette accumulation de preuves a été déterminante pour la relaxe du commerçant, remettant en question la fiabilité des tests salivaires et soulignant la nécessité de distinguer légalement CBD et THC.

Les Détails de la Décision Judiciaire

Lorsque la Cour d’Appel de Rennes a rendu son verdict, elle n’a pas seulement relaxé un consommateur de CBD ; elle a posé un nouveau jalon dans le débat juridique sur le cannabis. Au cœur de sa décision, un principe a prévalu : l’absence d’intention de consommer du THC, le composant psychoactif du cannabis. Cette nuance est fondamentale, les juges ayant discerné entre l’usage intentionnel de substances illicites et la consommation accidentelle de THC via des produits à base de CBD légalement acquis.

Le tribunal a fait valoir que pour être condamné pour conduite sous l’influence de stupéfiants, l’intentionnalité doit être établie. Cette approche remet en question l’efficacité des tests salivaires, souvent incapables de faire la distinction entre THC et CBD, et soulève des questions sur leur fiabilité comme preuve dans les affaires de conduite.

En mettant en lumière ces lacunes, la Cour d’Appel invite à une réévaluation des méthodes de détection utilisées lors des contrôles routiers, en vue de mieux respecter les droits des consommateurs de CBD, qui choisissent ces produits pour un tas de raisons, sans chercher d’effet psychoactif.

Cette décision représente un tournant potentiel, signalant une évolution possible des perspectives juridiques sur la consommation de CBD et sa distinction d’avec le THC dans le cadre de la conduite.

jeune conducteur relaxé après consommation cbd

L’Impact de l’UPCBD sur ce Cas

L’intervention de l’Union Des Professionnels Du CBD (UPCBD) a été déterminante dans ce dossier. L’UPCBD a apporté son soutien non seulement en termes de conseils juridiques mais aussi en sensibilisant sur les distinctions importantes entre CBD et THC.

Leur action a aidé à éclairer le tribunal sur les aspects scientifiques et légaux du CBD, contribuant à démontrer que la consommation de CBD par le commerçant ne devrait pas être assimilée à celle de substances illicites.

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En outre, l’UPCBD a joué un rôle clé dans le dialogue public autour de cette affaire, plaçant la question de la réglementation du CBD et de sa différenciation d’avec le THC au cœur des débats. Cette affaire souligne l’importance d’une collaboration entre les acteurs du secteur du CBD et les institutions juridiques pour clarifier la législation et protéger les droits des consommateurs !

Notons tout de même qu’il est un peu exagéré de devoir remuer ciel et terre pour que ce genre de décision en faveur des consommateurs de CBD soit prise… Cela pointe du doigt un système presque obsolète dans ce genre de situation. Il est temps que les choses changent.

Implications Légales pour les Consommateurs de CBD

La décision inédite de la Cour d’Appel de Rennes résonne au-delà du cas individuel, signalant un tournant potentiel pour les consommateurs de CBD en France. Cette affaire met en lumière la nécessité d’une distinction claire et légale entre le CBD, un cannabinoïde non psychoactif légal, et le THC, associé aux effets psychotropes du cannabis. Pour les usagers de CBD, ce jugement est un signe prometteur que la loi pourrait évoluer pour reconnaître et protéger leur droit à consommer en toute légalité, sans craindre de répercussions injustes lors de contrôles routiers.

De plus, cette affaire souligne l’importance pour les tests de dépistage de différencier précisément les cannabinoïdes, évitant ainsi les condamnations basées sur des preuves insuffisantes ou erronées. Les consommateurs de CBD, utilisant ce produit pour ses nombreux bienfaits, pourraient voir ce jugement comme un pas vers une plus grande clarté juridique et une sécurité accrue dans leur quotidien.

La réaction positive de l’UPCBD à cette décision suggère également que le secteur pourrait pousser pour des réformes législatives plus larges, cherchant à moderniser les lois sur le cannabis pour refléter les connaissances scientifiques actuelles et les attitudes sociétales envers le CBD.

Ce verdict pourrait ainsi marquer le début d’une ère où la législation entourant le cannabis distingue plus efficacement les produits légaux et bénéfiques comme le CBD, des substances illégales.

Il est temps de laisser tranquilles les consommateurs de CBD, qui pour la plupart, ne sont même pas conscients qu’ils consomment des produits CBD ayant des taux de THC supérieurs aux 0,3 % en vigueur, faute de laxisme de la part de certains vendeurs et producteurs (mais ça, c’est un autre sujet)… Heureusement, c’est loin d’être le cas de tous les produits, mais il faut garder en tête que cela peut arriver, et qu’il convient donc de se fournir auprès de boutiques de CBD fiables et reconnues.

 

Sources : Facebook UPCBD

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A propos Lea L 63 Articles
Rédactrice en chef du média Le Cannabiste. Je suis passionnée par le pouvoir des plantes depuis de nombreuses années. Curieuse, j'ai bien sûr expérimenté par moi-même le cannabis. Mon but est de partager ma passion et mes connaissances au travers de contenus originaux. Aussi, mon objectif est de décriminaliser cette plante incroyable, qui mérite d'être reconnue pour ses multiples vertus et utilisations.