Le grower évite la prison car son herbe est nulle

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Un Australien de 37 ans qui avait arrêté pour avoir cultivé du Cannabis chez lui vient d’éviter la prison. Les juges ont estimé que son herbe était de si mauvaise qualité, qu’elle était littéralement: ‘inutilisable’.

Vous êtes sur Le Cannabiste et oui, il y a un bon dieu pour les mauvais jardiniers.

 

Remix du 30 Décembre 2020 – Article original publié en Avril 2019′ : Le jardinier évite la prison tant son herbe est nulle

 

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#Clandestino

La culture indoor du Cannabis c’est tout une histoire. Et si vous lisez quotidiennement votre canard Cannabique préféré, il ne vous a pas échappé que nous en parlons très peu, pour la bonne et simple raison que la loi Française l’interdit. Cela ferait de notre adresse un endroit infréquentable.

Car le simple fait de vous expliquer comment on fait pousser de l’herbe pourrait nous attirer de sérieux ennuis. Cela ne figure dans aucun texte mais l’esprit de la prohibition c’est bien aussi d’interdire aux gens d’apprendre à cultiver de l’herbe.

 

Capture d’écran site ‘L’Union’ – Tous droits réservés –

 

En France, la transmission de ce savoir est illégale. C’est d’ailleurs souvent le procès que l’on fait aux magasins de jardinages spécialisés : les fameux ‘Growshop‘.

 

#France

En Macronie, la loi est tellement dure avec les cultivateurs que les tribunaux refusent tout simplement de l’appliquer. Ça dure comme ça depuis grosso-modo 50 ans … (NDLR on le fête en Janvier 2021)

Jugez plutôt : en théorie chez nous, votre placard de 4 plants peut vous y envoyer pour une durée 25 ans et vous coûter 7 millions d’€ d’amende. Elle est pas belle la vie ?

 

« Rendez-vous compte lorsque l’on juge et que l’on condamne des petits cultivateurs de Cannabis en France, on les charge avec détention, trafic, usage, transport, cession gratuite etc ….

Mais jamais pour production bien entendu. Car les peines seraient tellement lourdes que personne ne veut prendre la responsabilité d’appliquer la loi.

C’est le point d’absurdité où nous sommes rendus avec le droit Français, tellement la loi est dure avec les infractions relatives au Cannabis, elle est devenue inapplicable. »

Francis Caballero ancien Avocat à la Cour 

 

 

Image : Grow Weed Easy

#Australie

Le taux de consommateurs de Cannabis parmi la population est très élevé en, Australie. Le pays figure à la 7e place parmi les plus gros consommateurs au monde, selon l’ONU : environ 1 tiers de la population Australienne a eu ‘au moins une fois’ recours à l’usage du Cannabis dans sa vie.

 

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La consommation est de fait décriminalisée dans la plupart des provinces du pays et il est rarissime que de simples usagers comparaissent devant la justice. Généralement ça se règle par des amendes qui peuvent être salées. Par contre les trafiquants peuvent avoir droit à la prison.

 

À lire sur Le Cannabiste

 

 Le Cannabis reste une substance classée et interdite, la loi prévoit de 100 à 250 000$ d’amende et des peines de prison qui peuvent aller jusqu’à la perpétuité. (NDLR: c’est sympa aussi, là bas)

 

Image JLB

 

Par contre plus personne n’est condamné à de la prison pour usage de Cannabis à l’heure actuelle en Australie à priori. D’ailleurs près de 74% des australiens soutiennent l’idée d’une décriminalisation de son usage, même si cette intention ne se traduit pas forcément encore dans les urnes. (source NDSH/The Conv.)

#Fail sublime

L’histoire d’aujourd’hui nous vient du journal local le ‘Kalgoorlie Miner‘ en Australie. Il nous raconte les mésaventures de David, 37 ans qui s’était mis en tête de faire pousser du Cannabis à usage thérapeutique chez lui pour sa propre consommation.

 

Capture d’écran Kalgoorlie Miner – Tous droits réservés

 

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L’histoire est assez classique, David consommait du Cannabis depuis de nombreuses années. Puis avec le temps sa consommation est devenue plus coûteuse. Alors un beau matin, direction le growshop et c’est parti: David, lance sa petite production domestique de weed.

 

Fail hydroponique – Crédits Youtube

 

Kit hydroponique, graines de collection, tout le toutim, lorsqu’il a été appréhendé David possédait en tout 54 plants de Cannabis, dont 39 en culture et 10 à maturité …

Mais par contre aucune ‘véritable’ fleur n’a été trouvée par la police  

 

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En tout l’opération policière aura permis la saisie de 316 grammes de mauvais Cannabis en séchage et 30.2G de très, très mauvais Cannabis déjà sec.

Du Cannabis si mauvais en fait qu’il a été acté par la cour que cela ne qualifiait pas à la hauteur d’une définition de ‘produits stupéfiants’ :

 

« S’il avait été capable de faire pousser des plantes de Cannabis jusqu’à la floraison il n’aurait certainement pas réussi à avoir 10 plans matures » Selon son avocat Me Venning

En l’absence de fleurs, pas de résine, en l’absence de résine, pas de stup, en l’absence de stup pas de prison …. le plaidoyer de l’avocat a été assez logique pour la cour.

 

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Ce à quoi le bon juge Laurence Levy a répondu :

« Sans la présence de sommités fleuries la plante est viable mais selon d’autres critères que ceux recherchés par les usagers. Ce Cannabis là, ce n’était pas ce que les consommateurs de Cannabis appellent ‘utilisable. » Juge Laurence Levy

 

 

Crédits @FB

#Epilogue

Au total, David écopera, d’une condamnation de 12 mois avec sursis, ce qui n’est tout même pas rien. C’est ce qu’il en coûte pour avoir échoué à faire pousser un Cannabis digne ce de nom en Australie. 

 

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Ironie du sort: Vous voulez savoir ce qu’il fait comme métier notre David, l’Australien de l’histoire? 

C’est un peu  pour cela aussi que le juge a du avoir pitié au final : David est horticulteur professionnel.

 

 

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Sources : The Kalgoorlie Miner //// The Dailymail

Remerciements images : Cara, Nico, Jean-louis nos chéris !

– Jean-pierre Ceccaldi pour The Blinc Group – Le Cannabiste 2018 Tous droits réservés –

A propos jean-pierre 760 Articles
Fondateur et rédacteur en chef du site : LeCannabiste.com. Je suis un journaliste autodidacte spécialisé dans le domaine du Cannabis. J'ai été choisi par un incubateur de Cannabusiness New Yorkais pour devenir leur consultant permanent en matière de Cannabis. Je publie de nombreux articles interviews et essais en langue Anglaise ainsi que pour la presse Française et l'industrie du Cannabis en général.